Vivre avec un SOPK : alimentation, activité physique et poids
Ce que disent les preuves sur l’alimentation et l’activité physique dans le SOPK, avec un soutien qui respecte ton corps, tes préférences et ta situation.
Points clés
- Aucun régime ni type d’activité physique n’a démontré être le plus efficace dans le SOPK.
- Une alimentation saine et l’activité physique peuvent être bénéfiques pour la santé sans perte de poids.
- Des soins inclusifs vis-à-vis du poids peuvent se concentrer sur les comportements de santé sans perte de poids volontaire.
- Les difficultés alimentaires et les symptômes d’apnée du sommeil méritent une évaluation quel que soit le poids.
Il n’existe pas de régime idéal unique pour le SOPK. La recommandation internationale n’a trouvé aucune preuve qu’un équilibre alimentaire particulier fonctionne mieux qu’un autre pour la santé hormonale, reproductive, métabolique ou psychologique. Commence par des aliments que tu aimes et que tu peux te permettre de continuer à manger.
Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) s’appelle désormais syndrome ovarien métabolique polyendocrinien, ou PMOS. Les deux noms désignent la même maladie ; cet article utilise SOPK, le nom que tu connais peut-être déjà.
Manger sans règlement particulier
Une alimentation saine fait partie de la prise en charge du SOPK, mais la recommandation préconise une approche souple, adaptée aux préférences et aux objectifs. Elle met en garde contre les régimes trop restrictifs ou mal équilibrés en nutriments. Les recommandations n’imposent aucun plan alimentaire « spécial SOPK ».
Parle de ce qui rend difficile le fait de bien manger. La recommandation demande aux soignants de tenir compte des moyens financiers, des préférences culturelles, des limitations physiques et des facteurs psychologiques quand ils parlent d’alimentation. Si tu as besoin de plus de soutien, ton équipe soignante peut envisager de t’orienter vers un ou une professionnelle formée.
Pour un rendez-vous, choisis l’aspect le plus difficile : organiser les repas avec des horaires décalés, le coût de la nourriture, ou des conseils qui ne correspondent pas à ce que mange ton foyer. Demande un changement adapté à cette situation. Dis-le si un plan proposé te semble trop compliqué ou ne te donne pas envie.
Le NHS (le service de santé public britannique) recommande une alimentation équilibrée et une activité physique régulière. L’OMS indique que ces habitudes comptent dans le SOPK même si elles n’entraînent pas de perte de poids. La recommandation internationale reconnaît aussi des bénéfices pour la santé générale et la qualité de vie, plutôt que de mesurer les progrès uniquement au poids.
Une activité physique qui trouve sa place dans ta semaine
Aucun type ni aucune intensité d’activité physique n’a démontré être le meilleur pour le SOPK. L’activité peut comprendre la marche ou le vélo pour se déplacer, les tâches ménagères, les jeux et l’exercice planifié. La recommandation indique qu’un peu d’activité vaut mieux que rien, et que remplacer du temps assis par du mouvement de n’importe quelle intensité peut être bénéfique pour la santé.
Pour les adultes de 18 à 64 ans, la recommandation donne un objectif de santé générale de 150 à 300 minutes d’activité modérée ou de 75 à 150 minutes d’activité aérobie intense par semaine, ou une combinaison équivalente. Elle recommande aussi des activités de renforcement musculaire deux jours non consécutifs par semaine. Ces objectifs s’appliquent à l’ensemble de la population ; ton propre plan de traitement demande une discussion individuelle.
Utilise ces objectifs comme point de départ de la discussion si tu ne sais pas par où commencer. Tu peux demander comment adapter l’activité à une douleur, un handicap, des responsabilités d’aidante ou une activité que tu aimes déjà. Dis ce que tu aimerais faire.
Un plan de santé n’a pas à tourner autour de la perte de poids
La gestion du poids peut faire partie des soins quand elle correspond à tes objectifs. La recommandation soutient aussi des soins inclusifs vis-à-vis du poids : faire des changements pour ta santé sans viser une perte de poids volontaire. Elle demande des soins de qualité quel que soit le poids, évaluation et traitement compris.
La recommandation reconnaît que la stigmatisation liée au poids dans les soins fait du tort. Il est conseillé aux soignants de demander la permission avant de parler du poids ou de le mesurer. Si une pesée est proposée, demande pourquoi cette information est nécessaire et en quoi elle changera le plan.
Tu peux exprimer clairement ta préférence : « J’aimerais me concentrer sur l’alimentation, l’activité physique et les symptômes sans objectif de perte de poids. » Ou demande un accompagnement pour gérer ton poids si c’est ce que tu veux. Des objectifs partagés font partie de l’approche recommandée.
Le sommeil et les difficultés alimentaires méritent une attention à part
L’apnée du sommeil est plus fréquente dans le SOPK, indépendamment de la corpulence. Elle se traduit par des interruptions répétées de la respiration pendant le sommeil. Ronfler en se réveillant sans se sentir reposée, avec une somnolence ou une fatigue dans la journée, est une raison de demander une évaluation.
La recommandation demande aussi aux soignants d’envisager les troubles du comportement alimentaire et les comportements alimentaires perturbés quel que soit le poids, en particulier lors des discussions sur le mode de vie ou la gestion du poids. Si un plan te met en difficulté avec l’alimentation, parles-en. Quand des difficultés alimentaires sont suspectées, la recommandation préconise une évaluation et un soutien adapté.
Demander un soutien concret
Prends rendez-vous chez un GP (médecin généraliste) au Royaume-Uni, ou consulte ton médecin aux États-Unis ou ailleurs, en cas de difficultés alimentaires ou des symptômes de sommeil décrits ci-dessus. Tu peux aussi demander de l’aide pour adapter un plan d’alimentation et d’activité physique à ta santé et à ta situation.
Apporte un court récit de ce que tu as essayé et de ce qui t’en a empêchée. Demande sur quel objectif tu vas travailler, qui peut t’accompagner et quand vous ferez le point ensemble. Si les discussions sur le poids ont rendu de précédents rendez-vous difficiles, dis-le dès le début.
Quand demander de l’aide
- Prendre rendez-vous
Prends rendez-vous chez un GP (médecin généraliste) (Royaume-Uni), ou consulte ton médecin (États-Unis ou ailleurs), si l’alimentation te semble difficile à gérer, ou si tu ronfles et te réveilles sans te sentir reposée ou te sens somnolente dans la journée.
Là où tu vis
Les services et les recommandations varient d’un pays à l’autre.
- Royaume-Uni
- Le NHS recommande une alimentation équilibrée et une activité physique régulière ; demande à ton GP un soutien adapté à ta situation.
- États-Unis
- Le NICHD recommande de discuter d’un plan alimentaire et d’activité physique personnalisé avec un ou une professionnelle de santé ; l’ASRM publie les recommandations internationales sur les soins inclusifs vis-à-vis du poids.
- Ailleurs
- L’OMS soutient une alimentation saine et l’activité physique dans le SOPK même quand elles n’entraînent pas de perte de poids.
Sources
Ces sources sont en anglais.
- Recommendations from the 2023 International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome, American Society for Reproductive Medicine Pas de date de mise à jour indiquée, consultée le
- Polycystic ovary syndrome, World Health Organization Page mise à jour le , consultée le
- Polyendocrine metabolic ovarian syndrome (PMOS), NHS Page mise à jour le , consultée le
- What are the treatments for PCOS?, NICHD Page mise à jour le , consultée le
- Polycystic ovary syndrome, Office on Women's Health Page mise à jour le , consultée le