Mycose vaginale
Ce que peut faire ressentir une mycose vaginale, quand un traitement en pharmacie est adapté, et pourquoi une grossesse ou des symptômes qui reviennent demandent…
Points clés
- La mycose vaginale est une infection à levures et n’est pas classée parmi les IST.
- Les démangeaisons, l’irritation et des pertes blanches épaisses peuvent ressembler à d’autres problèmes vaginaux.
- Demande conseil avant de te traiter toi-même s’il s’agit d’un premier épisode ou si tu es enceinte.
- Des symptômes qui persistent ou qui reviennent sans cesse doivent être réévalués.
Des démangeaisons autour de la vulve, une irritation pendant les rapports et des pertes blanches épaisses peuvent survenir avec une mycose vaginale. Les pertes ont généralement peu d’odeur. Ces symptômes ressemblent aussi à ceux d’autres infections vaginales : un tableau familier ne suffit donc pas à en connaître la cause.
La mycose vaginale (candidose vaginale) est une infection à levures due à une prolifération de Candida. De petites quantités de levures peuvent être présentes dans le vagin sans provoquer de symptômes. La mycose n’est pas classée parmi les infections sexuellement transmissibles, ou IST.
Quand demander conseil avant d’acheter un traitement
Au Royaume-Uni, un traitement en pharmacie peut être une option si un ou une soignante a déjà confirmé une mycose auparavant et que tu reconnais les symptômes. Un pharmacien peut t’aider à choisir un antifongique adapté. Demande à parler en privé si tu préfères ne pas décrire tes symptômes au comptoir.
Contacte aujourd’hui un service de GP (médecin généraliste) en urgence ou le NHS 111 (Royaume-Uni), ou ton médecin ou un service de soins urgents (États-Unis et ailleurs), si des symptômes vaginaux s’accompagnent d’une douleur pelvienne ou dans le bas-ventre, ou de fièvre. Fais-toi examiner avant de traiter cela comme un épisode de mycose habituel.
Consulte d’abord un GP si les symptômes sont nouveaux, si le traitement n’a pas marché ou si les épisodes reviennent sans cesse. Le NHS (le service de santé public britannique) conseille aussi de consulter un GP si tu es enceinte ou allaites, si tu as moins de 16 ans ou plus de 60 ans, ou si ton système immunitaire est affaibli. Parle à la personne qui te soigne d’un diabète ou d’un traitement qui affecte ton immunité.
Les conseils américains sont plus prudents sur l’automédication : l’Office on Women’s Health (le bureau américain de la santé des femmes) recommande d’en parler d’abord à un médecin ou à une infirmière. Un médicament vendu sans ordonnance peut quand même être le mauvais traitement pour tes symptômes.
Ce qu’un ou une soignante peut vérifier
Un rendez-vous peut comprendre un examen et un prélèvement des pertes, surtout quand la cause n’est pas claire ou que les symptômes reviennent. Cela aide la personne qui te soigne à vérifier ce qui provoque la gêne et à rechercher d’autres infections.
Tu peux dire : « Ça démange à l’extérieur comme à l’intérieur, et le traitement que j’ai essayé n’a pas aidé. » Apporte le nom du produit et note ce qui a changé après l’avoir utilisé. Tu peux demander ce que la personne qui te soigne recherche avant un examen.
Traitement et grossesse
Le traitement antifongique peut se présenter sous forme de comprimé à avaler, d’ovule à introduire dans le vagin, ou de crème contre l’irritation. Ton pharmacien, ton GP ou ton médecin peut te conseiller l’option qui te convient. Suis la notice et les instructions fournies avec ton traitement.
La grossesse change le choix du médicament. Les traitements vaginaux contenant du clotrimazole ou du miconazole font partie des options décrites par l’Office on Women’s Health ; le fluconazole par voie orale n’est pas recommandé contre la mycose vaginale pendant la grossesse. Demande à ton médecin ou à ta sage-femme de choisir le traitement plutôt que de réutiliser une ancienne ordonnance.
Certaines crèmes antifongiques et préparations vaginales peuvent fragiliser les préservatifs en latex et les diaphragmes. Vérifie les informations du produit et demande à un pharmacien comment te protéger pendant le traitement. Les partenaires n’ont généralement pas besoin de traitement sauf s’ils ont des symptômes.
Soulager sans irriter davantage
Le NHS suggère de laver la zone touchée à l’eau avec un substitut de savon émollient, de sécher doucement et de porter des sous-vêtements en coton. Évite les gels douche, les déodorants vaginaux et les douches vaginales. Si les rapports font mal, attends que la mycose ait disparu avant de réessayer.
Les probiotiques et les produits homéopathiques ne sont pas des traitements reconnus de la mycose. Les recommandations du CDC (l’agence fédérale de santé publique des États-Unis) ne trouvent pas de preuve solide qu’ils traitent la candidose vaginale. Ils ne sont pas une raison de repousser une évaluation quand la gêne persiste.
Si elle revient sans cesse
Contacte aujourd’hui un service de GP en urgence ou le NHS 111 (Royaume-Uni), ou ton médecin ou un service de soins urgents (États-Unis et ailleurs), si des symptômes vaginaux s’accompagnent d’une douleur pelvienne ou dans le bas-ventre, ou de fièvre.
Les antibiotiques, la grossesse, un diabète mal contrôlé et un système immunitaire affaibli peuvent favoriser la mycose. Mais beaucoup de personnes n’ont pas de déclencheur évident, y compris celles qui ont des épisodes répétés. Une mycose qui revient ne signifie pas, à elle seule, que tu as une maladie sous-jacente.
Prends rendez-vous chez un GP ou dans un centre de santé sexuelle au Royaume-Uni, ou consulte ton médecin ou une infirmière aux États-Unis et ailleurs, si les symptômes persistent ou reviennent après le traitement. D’autres analyses peuvent identifier la levure en cause, et un ou une soignante peut organiser le traitement en fonction des résultats.
Apporte quelques notes sur les épisodes et traitements précédents. Tu peux demander : « Faut-il confirmer la cause par un prélèvement ? » et « Qui dois-je contacter si ce traitement n’aide pas ? »
Quand demander de l’aide
- Dans la journée
Contacte aujourd’hui un service de GP (médecin généraliste) en urgence ou le NHS 111 (Royaume-Uni), ou ton médecin ou un service de soins urgents (États-Unis et ailleurs), si des symptômes vaginaux s’accompagnent d’une douleur pelvienne ou dans le bas-ventre, ou de fièvre.
- Prendre rendez-vous
Prends rendez-vous chez un GP ou dans un centre de santé sexuelle (Royaume-Uni), ou consulte ton médecin ou une infirmière (États-Unis et ailleurs), pour des symptômes nouveaux, un traitement qui n’a pas marché ou des épisodes répétés ; demande conseil avant de te traiter toi-même si tu es enceinte, si tu allaites ou si tu as moins de 16 ans.
Là où tu vis
Les services et les recommandations varient d’un pays à l’autre.
- Royaume-Uni
- Un pharmacien peut te conseiller un traitement antifongique si une mycose a déjà été confirmée auparavant et que tu reconnais les symptômes.
- États-Unis
- L’Office on Women’s Health conseille de parler à un médecin ou à une infirmière avant de te traiter toi-même, même quand le traitement est vendu sans ordonnance.
- Ailleurs
- Ailleurs, demande à un ou une soignante ou à un pharmacien près de chez toi une évaluation et un traitement adapté, en particulier pendant la grossesse.
Sources
Ces sources sont en anglais.
- Thrush in men and women, NHS Page mise à jour le , consultée le
- Candidiasis Basics, CDC Page mise à jour le , consultée le
- Vaginal yeast infections, Office on Women’s Health Page mise à jour le , consultée le
- Vulvovaginal Candidiasis - STI Treatment Guidelines, CDC Pas de date de mise à jour indiquée, consultée le
- Vaginal yeast infection, MedlinePlus Page mise à jour le , consultée le
- Pelvic pain, NHS Page mise à jour le , consultée le